lundi 27 janvier 2014
L'absentéisme des cadres : les causes
vendredi 28 mai 2010
Pourquoi l’absentéisme a-t-il grimpé en 2009 ? (1/3)
Cette tendance confirme le sondage effectué par Alma Consulting Group en janvier dernier auprès de DRH essentiellement présents dans des entreprises de taille moyenne ou des organismes publics. Selon cet indicateur, l’absentéisme aurait progressé d'un point en 2009 pour atteindre 4,85% aujourd’hui.
Ce phénomène est d’autant plus remarquable que l’absentéisme est traditionnellement corrélé à la conjoncture économique : il baisse quand le chômage augmente et augmente quand le chômage baisse. Avec l’envolée du chômage en 2009, on aurait donc pu s’attendre au contraire à un fléchissement des absences, les salariés ayant tendance à adopter un comportement irréprochable en temps de crise, de peur d’être licenciés. Dès lors, comment expliquer la hausse observée ?
A suivre...
mardi 21 avril 2009
Un diagnostic qui fait peur !
Je cherche alors à jeter un œil sur les statistiques de l’hôpital pour vérifier la perception du DRH et lui propose de conduire un diagnostic pour mettre à jour les facteurs à l’origine de cette progression des absences.
"- Non, répond le DRH, nous ce qu’on veut, c’est du concret, des solutions."
Moi : "Je suis désolé mais je n’ai pas de baguette que je puisse sortir d’un chapeau pour apporter une solution miracle. Il faut dans un premier temps comprendre pourquoi certaines catégories du personnel s’absentent afin de réfléchir ensuite à des solutions adaptées."
Le DRH : "Ce n’est pas la peine, je sais déjà ce que les agents vont vous dire : que la charge de travail est trop lourde, que le travail est difficile et surtout qu’ils sont opposés au changement d’organisation que j’ai mis en place depuis un an."
Moi : "Si vous connaissez déjà les causes des absences et que vous disposez d’une analyse précise de la situation, qu’attendez-vous alors pour prendre des mesures pour lutter contre l’absentéisme ?"
Le DRH : "Eh bien, il faut prendre les décisions. C’est pour ça que je fais appel à vous !"
Autrement dit, le rôle du consultant n’est pas ici d’apporter un regard extérieur, d’observer et de conseiller, mais de décider à la place du décideur, celui-ci refusant de prendre ses responsabilités ! En réalité, le DRH craignait que le diagnostic fasse ressortir le manque d’accompagnement du changement mis en œuvre avec la réorganisation. Il craignait que le diagnostic soit un miroir trop cru. C’est bien connu, si l’image renvoyée par une glace ne nous plaît pas, il faut briser la glace !
Du coup, la première décision prise par le DRH fut.. de repousser le sujet de l’absentéisme à l’année suivante !
mercredi 15 avril 2009
Quand une fusion crée de l'absentéisme...
La fusion se traduisit progressivement par une harmonisation des conditions sociales des deux enseignes. Tous les salariés profitent de la convention collective avantageuse, si bien que tous les salariés bénéficient de la subrogation.
Quelques années plus tard, la moyenne d’absentéisme des salariés des deux anciennes entreprises est identique : les salariés qui étaient moins bien logés et moins absents ont adopté le même comportement que celui des salariés avantagés !
jeudi 9 avril 2009
Quand les entreprises poussent à l'absentéisme...
Du coup, la qualité de vie et le rythme de travail sont des facteurs mis en avant par les dirigeants au cours du processus de recrutement. Les consultants sont payés à temps plein mais le temps de travail est très peu contrôlé : chacun ferme les yeux sur les absences de courte durée, souvent utilisée par les salariés pour développer une seconde activité en parallèle (enseignement, missions de conseil, engagement associatif...). Ainsi, l’absentéisme autorisé entre directement en compte comme un élément de rémunération supplémentaire en quelque sorte.
mercredi 8 avril 2009
L'absentéisme : le golden parachute du pauvre !
Il existe également une autre explication apparemment en hausse ces derniers temps : la recherche d’un golden parachute ! Eh bien oui : puisqu’on entend dans les médias que les hauts dirigeants partent avec un gros chèque dans la poche, même si les résultats de l’entreprise ne sont pas au rendez-vous, pourquoi pas moi ?
Seulement, ce type de rémunération n’est pas inscrit dans leur contrat de travail. Certains salariés désireux de changer d’horizons demandent alors à se faire licencier par leur entreprise, histoire de partir avec de quoi tenir quelques mois et toucher les Assedic. Le problème, c’est que les entreprises refusent généralement cette pratique.
Du coup, pour se faire licencier, le salarié va s’absenter afin de désorganiser la production… jusqu’à ce que l’entreprise finisse par céder. Cette pratique se répand actuellement dans certains secteurs comme la restauration rapide et la grande distribution. Bref, l’absentéisme est un moyen pour les salariés d’obtenir un golden parachute de pauvre !
dimanche 15 mars 2009
L'import-export d'absentéisme
Cette idée m’a été soufflée par des gens du Pays de Loire, région où l’absentéisme est traditionnellement faible, mais en augmentation ces dernières années. Ces responsables RH l’expliquaient en partie par l’attractivité de la région. D’après les derniers recensements en effet, Nantes et ses alentours connaissent des arrivées de population importantes en raison de leur dynamisme économique. Ils ont ainsi repéré une évolution de la main d’œuvre régionale : les nouveaux travailleurs viennent de région où l’absentéisme est plus élevé, contribuant ainsi structurellement à faire monter la moyenne régionale mais aussi par contagion à modifier le comportement au travail des travailleurs locaux de longue date.
Faut-il aller jusqu’à conclure que le développement des moyens de transport est néfaste à l’assiduité des salariés ? Non, puisque cela permet a priori à d’autres régions d’exporter une part de leur absentéisme, donc de le voir baisser !